Sam Ibtissem

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T’es belle. Belle comme le jour.

Moi, je te vois, et t’es belle.

Même quand, d’un jour à l’autre, ton visage te paraît étranger. Même quand le miroir ne raconte plus la même histoire. Même quand tu te lèves le matin avec l’impression d’avoir laissé une partie de toi dans la nuit.

T’es belle quand même.

Parce que la beauté n’a jamais été ce qui reste immobile. Elle traverse les saisons, les peaux, les regards. Elle s’efface parfois pour mieux réapparaître ailleurs.

Il y a ce qui passe et ce qui demeure. Et ce que tu découvres encore de toi.

Tu as fait de ta beauté un chemin, pas une maison.

Un chemin qui continue, même lorsque les fleurs changent de couleur.

Alors vieillis, change, tombe, relève-toi, doute encore. Emporte avec toi les rides, les cicatrices, les silences et les jours sans lumière.

La beauté n’a jamais su où elle allait.

C’est toi qui lui as appris à marcher.